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En 1936, on a mis posé la première pierre d’une école apostolique ou
d’un séminaire pour adolescents près de l’ermitage de la Vierge de
Jérusalem au milieu de la population d’Artajona (Navarre, au nord de
l’Espagne). Une construction de grandes dimensions. Dans ses
meilleurs moments, elle a accueilli beaucoup de vocations. A Madrid,
la Congrégation administre et dirige le Collège «Obispo Perelló» qui
compte de milliers d’élèves. Aussi à Valence, le Collège «S. Pedro
Pascual» compte aussi de nombreux élèves.
En 1941, l’Institut a reçu la charge du Séminaire Diocésain de Rio
IV (Argentine). Nous avons actuellement une paroisse à Buenos Aire
et une maison d’insertion dans la périphérie (quartier 22 de enero).
Les deux maisons abritent les théologiens qui ont décidé de devenir
prêtres missionnaires. La plupart vient d’Afrique. Sous la
responsabilité de la Congrégation, il y a un centre missionnaire à
Valcheta (Patagonie), qui exige beaucoup de générosité et de
sacrifice à ceux qui s’en occupent. Le climat est maussade et le
désert semble ne pas avoir de fin.
Les Missionnaires sont arrivés en République Dominicaine en 1954.
Ils ont reçu la charge de plusieurs paroisses, dans la région pauvre
du Nord-Ouest. Quelques unes ont été laissées, mais on en a assumé
d’autres d’après les besoins et la volonté des évêques. Il existe
une Maison de spiritualité et de promotion («l’Islita»), qui est
comme une oasis dans le centre géographique même du pays. Nous
diversifions ainsi les tâches pastorales, nous explorons de
nouvelles manières de préparer l’avenir et de ne pas hypothéquer
toute initiative dans des mains étrangères.
La maison de formation dans le quartier de l’Altagracia de Herrera
est située, depuis le début des années 80, dans un lieu très pauvre
selon le désir spécifique de la Délégation. Bien que le bâtiment ait
été transféré, il a été agrandi plus tard et se trouve dans le même
quartier. Les futurs pasteurs ne peuvent pas vivre au dessus du
niveau du peuple, de la grande majorité du pays. Leur service est
pour les pauvres. Non seulement ils doivent vivre par et pour eux,
mais aussi avec eux.
Dans le pays, les Missionnaires ont eu une influence remarquable
grâce aux tâches paroissiales, l’enseignement de la Bible et de la
théologie, les articles dans la presse, ainsi que par leurs prises
de position favorables aux citoyens les plus marginalisés. Le nombre
de vocations indigènes a eu des hauts et des remarquables.
En 1957 est arrivé le tour de la fondation au Cuba. Mais le futur du
projet s’effondra à cause du régime castriste. Ensuite, en 1960 la
Congrégation s’établit à Porto Rico. Dans ce pays, elle a la charge
de trois paroisses et d’une école. Elle s’occupe aussi de
l’enseignement de théologie et de pastorale pénitentiaire.
En 1968 on a accompli le vieux rêve de fonder en terre africaine. Le
Rwanda, petit pays d’Afrique Centrale a été l’endroit choisi. Les
premiers missionnaires n’imaginaient pas le drame qui se déroulerait
au fil des années, sur la population et sur eux-mêmes, à cause des
rivalités ethniques et des intérêts des grandes puissances. Les
tensions et les conflits couvent encore sous la cendre. Des
missionnaires essaient d’être des agents de réconciliation et
d’accompagner divers itinéraires professionnels.
En raison de ces dramatiques événements au Rwanda, la Congrégation a
cherché un autre pays africain pour s’établir et soutenir et
encourager les missionnaires des Sacrés Cœurs au Rwanda. Yaoundé,
capitale du Cameroun fut le lieu choisi. Et ce choix fut suivie d’un
mouvement de vocations remarquable. |