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Une
congrégation religieuse née dans l’île de Majorque le 17 août 1890.
Sans prétentions ni rêves de grandeur. Avec le désir de considérer
ce qui arrive autour de nous pour pouvoir donner une réponse aux
signes des temps. Disposés à collaborer à la tâche pastorale de l’Eglise
en annonçant la Bonne Nouvelle à travers la parole et le témoignage.
Prêts à souligner les aspects les plus cordiaux de l’évangile parce
que nous préférons l’accueil à la condamnation et l’amour au rejet.
Nous allons modestement présenter ce que nous aimerions être, plutôt
que ce que nous sommes. Parce qu’entre ce que l’on dit et ce que
l’on fait il y a une bonne distance.
Nous prétendons avant tout, suivre les traces de
Jésus Christ. Le religieux découvre un trésor caché et parie sur
lui. Il vend tout pour l’obtenir. Il conclut que ni l’argent, ni le
sexe, ni le pouvoir ne constituent le bien suprême. Cela ne vaut pas
la peine de se battre pour eux, encore moins s’il faut faire appel
aux coups et aux mauvaises manières. Le religieux reconnaît qu’il
n’est pas le centre du monde et que ses idées et son comportement ne
sont pas toujours les meilleurs.
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La
Congrégation est née à Majorque. L’ermitage de Saint Honorat fût sa
première maison. Le bâtiment a été rénové et il est habité par une
communauté qui reçoit principalement des groupes qui cherchent la
tranquillité et la spiritualité dans la paix du Mont de Randa. |
En
termes classiques tout ceci est exprimé par les vœux de pauvreté, de
chasteté et d’obéissance. Bien entendu, ces vertus sont des moyens
et non pas un but. Personne ne devient chaste ou obéissant pour
l’être simplement, à moins qu’il ne soit fou. Mais il peut le
devenir quand la décision favorise une plus grande liberté dans la
vie ; quand il porte à haute voix l’annonce qu’il existe un Père
commun qui nous veut solidaire et qui a pour nous une mission.
Nous sommes des religieux et des Missionnaires des
Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie. Ce titre
donne de la couleur et concrétise à notre style de vie consacrée.
Bien que nous nous éloignions des images du cœur de Jésus ou de
Marie dépourvues d’esthétique, qui abusent des couleurs et des
détails anatomiques, nous ne sommes pas d’accord avec l’abondance
d’interjections. Nous ne mettons pas non plus au premier plan la
mélancolie, la méfiance ou le sacrifice. Avec de tels éléments, à la
longue, la foi acquiert une tonalité passive, intimiste et
plaintive.
Nous nous référons au cœur comme symbole de la
profondeur de la personne. Nous croyons que l’être humain dispose
d’un centre où naissent ses opinions morales et où il nourrit les
décisions les plus difficiles. Le cœur renvoie aussi à l’amour, à la
solidarité et à la miséricorde. Nous apercevons le panorama de la
foi dans cette perspective. Les attitudes, les idées, les
engagements acquièrent la chaleur et la cordialité typiques de cette
spiritualité. Nous prêchons avec un zèle particulier les traits
d’amour, l’affinité et le pardon de l’évangile.
Jésus-Christ sur la croix s’est laissé transpercer le côté par la
lance. Celle-ci est la carte de visite des Missionnaires des Sacrés
Cœurs. Nous croyons qu’il vaut la peine de se laisser transpercer
par la lance de l’injustice et le manque de solidarité afin de
soulager les innombrables peuples transpercés de notre monde. Nous
pensons que dans un monde désaxé par la violence, le sexe, la
corruption et les longues files d’exilés, il vaut la peine d’essayer
de réparer le centre cassé qui est le cœur humain.
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