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REFLEXIONES
SOBRE LAS VÍCTIMAS
La herencia de nuestros
mártires

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La
Delegación de África consta de una treintena de Misioneros
de los Sagrados Corazones, divididos en dos Zonas : Rwanda y
Camerún. Presentamos en francés, la lengua oficial de la
Delegación, el acta de la sesión de formación permanente de
la Zona de Rwanda, que tuvo lugar en Mbare el pasado febrero.
El P. Pierre
Nolasque Mbyaliyehe (Pétero)
dirigió una investigación sobre el significado bíblico y
espiritual del martirio y el P. Jean Bosco
Nsengimana
sobre su
significado teológico : ¿No son mártires los justos
perseguidos por ser justos ? ¿No entran los que dan la vida
por los valores del Reino ? « Es un aspecto de la guerra
secular (la lucha contra la Serpiente) que confronta a Satán
y las fuerzas del mal con Dios y sus servidores » (Raymond
Deville). ¿Abdica esta concepción de nuestra responsabilidad
histórica ? ¿O es aquí, en la paradójica unión entre
entregar libremente la vida que es arrebatada violentamente,
el perdón de los enemigos y un amor que es más fuerte que la
muerte, donde los mártires se convierten en un sacramento de
salvación? Entre todos procuraron expresar en unas pautas de
conducta cuál es la herencia de nuestros mártires para vivir
en África, el continente martirizado por antonomasia.
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En date du 22 au 26
février 2007, sept membres de la Délégation d’Afrique, la Zone du
Rwanda, -PP. Damián, Jaume, Jean Bosco,
Jean Damascène, Laurent et Petero ; D. Epaphrodite-, se sont
réunis à Mbare, le diocèse de Kabgayi, pour une formation
permanente ayant pour thème l’héritage de nos martyrs. Dans
les lignes suivantes nous synthétisons quelques résolutions
inspirées par ladite formation.
Le premier jour, après
avoir élaboré le chronogramme, nous avons commencé par une lecture
partagée d’un article sur « martyr ». Il était tiré du
Vocabulaire de théologie biblique.
D’emblée nous nous sommes
convenus que le concept « martyre » renvoie à un témoignage au
sens large. Par ailleurs, pour approfondir la réflexion, nous
avons lu chacun personnellement un autre article tiré du
dictionnaire de spiritualité sur le même thème.
De cette article, nous avons noté qu’un réductionnisme s’est
effectué au cours des siècles de façons que dès le II-III siècle,
on appelle martyr uniquement une personne qui a rendu témoignage
au Christ et à sa doctrine par le sacrifice de sa vie, c’est donc
le témoignage de sang qu’on désigne comme martyre. Nous remercions
sincèrement le Père Pierre Nolasque Mbyaliyehe qui nous a préparé
ce matériel.
Le deuxième jour, nous
l’avons consacré à l’analyse théologique et systématique du
concept martyre. En suivant un ordre ; point par point, nous avons
considéré d'abord, le concept du martyre au sens théologique.
Ensuite nous avons tenté de démontrer que Jésus de Nazareth est un
martyr par excellence. Puis nous avons établi une distinction
fondamentale entre les martyrs des croyances (fondamentalisme et
idéologie) et les martyrs qui suivent la grande tradition
inaugurée par Jésus. Finalement, nous avons essayé de comprendre
ce concept en l’élargissant à tous ces martyrs du Royaume de Dieu.
C'est-à-dire, démontrer que tous ceux et toutes celles qui, sans
avoir la foi chrétienne catholique clairement explicite,
appartiennent, eux aussi, à la même cause du Christ, quand ils
assument comme lui l’éthique du Royaume. C’est pour quoi, nous
avons donc tenté de démontrer que, ayant sacrifié leur vie pour
les valeurs qui concrétisent l'utopie du Royaume, comme la vérité,
la justice, l'amour de Dieu, l’amour du prochain, la solidarité..., toutes
ces personnes sont des martyrs au vrai sens de ce concept.
La problématique que
nous avons, au préalable, affrontée dans cette partie de la
formation, est celle de la souffrance et la persécution endurées
par les justes parce qu’ils sont tout simplement justes. Autrement
dit : comme comprendre les menaces séculaires que les enfants des
ténèbres exercent en vers les enfants de la lumière? Au fond, sur
ce problème, nous avons conclu, avec Raymond Deville, qu’il « n’est
qu’un aspect de la guerre séculaire qui oppose Satan et les
puissances du mal à Dieu et à ses serviteurs, et qui se résoudra
par l’écrasement du serpent ».
Cependant, dans
l’époque qui exalte le terrorisme, la violence et la
toute-puissance comme la notre, une telle conception peut être
qualifiée comme illusoire. Elle peut être comprise comme une
résignation propre aux faibles, aux vaincus et aux irresponsables
qui, incapables de s’organiser pour se défendre et pour opérer une
révolution, se résignent et abdiquent de leur responsabilité
historique, laissant à Dieu le droit de vengeance.
Pour les chrétiens,
cependant, cette dernière conception serait aberrante et
insupportable. Car la persécution pour Dieu et pour son Royaume
provoque la joie et l’espérance et celle-ci ne déçoit pas.
Le martyre n’est pas donc un refus de responsabilité. Bien au
contraire, dans cette époque, les
martyrs, à l’instar de Jésus de Nazareth et à la suite de son
comportement éthique, sont des piliers d’une pérennisation de la
tradition prophétique et surtout christologique. Le martyre subit
pour le Royaume est donc une conséquences théologiques et
anthropologiques, dans la mesure où la vertu de la justice se
compénètre avec celle du pardon et de la réconciliation. C’est
ainsi qu’en définitif, le martyr acquière, en tant qu’une
immolation pour une cause supérieure à savoir l’amour et la
fidélité à Dieu, le sens sacramentel. Merci au Père Jean Bosco
Nsengimana qui nous a préparé partagé cette réflexion.
Après ces deux
interventions, nous avons regardé deux PowerPoint. L’un est
élaboré par Josep Amengual i Batle et l’autre est réalisé par
Jaume Reynes. Après l’intériorisation de l’héritage que nos
martyrs nous ont légués voici quelques résolutions et souhaits qui
essayent de répondre à cette double question que nous nous sommes
posée : qu’est-ce que nous voulons et qu’est ce que nous pouvons ?
C’est le 25 janvier
2007, que nous avons tenté de répondre à cette préoccupation
commune. Ainsi, avons-nous projeté « un-comment-vivre »
l’inspiration des martyrs del Coll dans la société rwandaise et en
communauté. En fin, nous nous sommes rendus compte, qu’il est
temps de faire connaître nos martyrs dans l’Eglise locale. Voici
des résolutions prises pour l’avenir sur ces points:
1.
Revenir à « l’amour premier » :
Récupérer les raisons ou « le-pour-quoi » de notre vocation en
ravivant notre identité charismatique et en renouvelant notre sens
d’appartenance. Adopter un style de vie fidèle, qui donne
témoignage et qui attire. Vivre ce style de vie chacun selon sa
conviction intérieure mais en l’assumant comme communauté. Cela
nous demande de renaître pour devenir réellement des « oasis de
vertu » telle que nous le recommande le Père Fondateur.
2.
Revenir à la fraternité et à la
solidarité. Sur ce point, quelques uns ont demandé pardon et ont
pardonné.
3.
Rester fermes dans nos options :
Résister ensemble devant le mal qui est d’abord dans chacun de
nous et barrer la route ensemble aux tentations qui viennent de
l’extérieures. Toutefois, il faut accepter la « précarité et la
fragilité » de notre existence, surtout dans notre contexte actuel
au Rwanda.
4.
Eviter les provocations inutiles
mais être disposés à donner la vie au nom du Dieu de Jésus Christ
et pour l’avènement de son Royaume quand il le faut.
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